
Salix aurita
Saule buissonnant indigène des sols humides, très rustique et mellifère. Réserver aux zones fraîches du jardin : il souffre en terrain sec.
Le saule à oreillettes est un petit saule buissonnant indigène des landes humides, des bords de ruisseaux et des tourbières d'Europe, reconnaissable aux deux stipules arrondies en forme d'oreillettes qui encadrent la base de chaque feuille. C'est l'une des toutes premières ressources de nectar et de pollen du printemps : ses chatons dorés de mars nourrissent les abeilles et les bourdons fondateurs bien avant la floraison des vergers. Au jardin, il forme rapidement un buisson dense de deux à trois mètres, parfait pour habiller un fond de parcelle humide, une noue d'infiltration ou les abords d'une mare. Sa rusticité est totale (-30 °C) et il se bouture en piquant simplement un rameau dans une terre fraîche en hiver. Papy Potager insiste sur un point : contrairement aux autres plantes de cette sélection, ce saule aime avoir les pieds au frais et n'est pas un candidat pour un massif sec en plein soleil.
A besoin de beaucoup de soleil (5-6 h par jour). Une exposition ensoleillée est idéale.
Arrosage régulier nécessaire, environ 2 à 3 fois par semaine en période de croissance.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
Très rustique, supporte les grands froids (jusqu'à -30 °C).
Ce que donne cette plante quand l'été tape fort, et le temps qu'elle vous prendra dans l'année.
Voilà de quoi vous isoler des voisins sans monter de palissade : cette plante a la taille et la densité qu'il faut pour faire écran.
Saule à oreillettes face aux étés qui chauffent : 1/5 face à la sécheresse et 2/5 face à la chaleur. La tolérance à la sécheresse dit la capacité à traverser un été sec sans arrosage, une fois la plante bien installée (deux à trois ans en place) : ce n'est pas la même chose que son besoin en eau au quotidien, une plante gourmande pouvant très bien se débrouiller seule une fois enracinée. La tolérance à la chaleur décrit, elle, le comportement pendant les pics à 35-40 °C.
Elle dépérit sans arrosage régulier : sa motte ne doit jamais sécher complètement, surtout de juin à septembre. Un bon paillage vous fera gagner un arrosage sur deux.
Au-delà de 30 °C, elle souffre nettement et son feuillage brûle sur les bords. Une ombre légère l'après-midi la soulage beaucoup.
Autant le dire franchement : en pleine chaleur et sans arrosage, elle ne tiendra pas. Réservez-lui un coin frais, au pied d'un mur exposé au nord ou sous le couvert d'un arbre, et paillez généreusement.
Côté charge de travail, l'entretien est noté 2/5. Tout l'entretien tient dans une taille légère ou un nettoyage annuel, généralement en sortie d'hiver. Cette note ne mesure pas la difficulté à réussir la culture, mais le temps qu'il faut y consacrer chaque année : taille, arrosage, traitements, tuteurage, palissage, division et nettoyage compris.
Bon à savoir : cette plante fait un excellent brise-vue. Assez haute et assez dense à maturité pour former un véritable écran végétal, on l'installe en haie libre, en rideau le long d'une clôture ou palissée sur un support, de quoi se soustraire au regard des voisins. Contrairement à une palissade, ce mur vivant donne de l'ombre et rafraîchit l'air alentour en été.
Chez toi, ce n'est pas pareil. Dis-moi ta commune et je te dis quand semer saule à oreillettes — et je te le rappelle le moment venu.
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Saule à oreillettes se plaît à côté de : aulne glutineux, cornouiller, sureau noir.




La floraison a lieu de mars à avril. Ses fleurs sont de couleur jaune-vert.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
La taille se pratique de février, décembre. Taillez hors période de gel.
Je t'écris le lundi : ce qu'il y a à faire chez toi, en fonction de ta terre et du temps qu'il fait. Rien d'autre.
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