
Campsis radicans
Grimpante vigoureuse à trompettes orangées en plein été. Elle drageonne : la planter loin des massifs délicats et tailler court chaque fin d'hiver.
La bignone, ou jasmin de Virginie, est une liane du sud-est des États-Unis qui s'accroche seule aux murs grâce à de petites racines-crampons, à la manière du lierre. Sa floraison arrive quand la plupart des grimpantes ont terminé : de juillet à septembre, elle déploie des bouquets de longues trompettes orange corail dont raffolent les abeilles et, dans son aire d'origine, les colibris. Vigoureuse et rustique jusqu'à -15 °C, elle grimpe à huit mètres et couvre en quelques saisons une pergola, un pignon aveugle ou un grillage mitoyen qu'elle transforme en écran fleuri. Il faut connaître son défaut : elle drageonne franchement et ses crampons marquent les enduits fragiles, mieux vaut donc la palisser sur un support rapporté. Papy Potager la rabat sévèrement chaque fin d'hiver sur deux ou trois yeux, la floraison n'apparaissant que sur le bois de l'année.
Plein soleil indispensable (6 h+ de soleil direct par jour). Privilégiez une exposition sud ou sud-ouest.
Peu exigeant en eau. Un arrosage par semaine suffit une fois bien installé.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
Bonne rusticité, supporte le gel (jusqu'à -15 °C).
Ce que donne cette plante quand l'été tape fort, et le temps qu'elle vous prendra dans l'année.
Voilà de quoi vous isoler des voisins sans monter de palissade : cette plante a la taille et la densité qu'il faut pour faire écran.
Bignone face aux étés qui chauffent : 4/5 face à la sécheresse et 5/5 face à la chaleur. La tolérance à la sécheresse dit la capacité à traverser un été sec sans arrosage, une fois la plante bien installée (deux à trois ans en place) : ce n'est pas la même chose que son besoin en eau au quotidien, une plante gourmande pouvant très bien se débrouiller seule une fois enracinée. La tolérance à la chaleur décrit, elle, le comportement pendant les pics à 35-40 °C.
Passé deux ou trois ans en place, elle se passe d'arrosage tout l'été. Seule une canicule qui s'installe sur plusieurs semaines justifie de sortir l'arrosoir.
Les épisodes de canicule la laissent indifférente : c'est une plante toute désignée pour les expositions brûlantes, les terrasses en ville et les murs qui renvoient la chaleur.
Sur les deux tableaux, c'est une valeur sûre pour un jardin de ville exposé plein sud, où les murs renvoient la chaleur et où la terre sèche en quelques jours.
Côté charge de travail, l'entretien est noté 3/5. Comptez quelques interventions par saison, réparties sur l'année : une taille, un nettoyage, un peu de surveillance. Cette note ne mesure pas la difficulté à réussir la culture, mais le temps qu'il faut y consacrer chaque année : taille, arrosage, traitements, tuteurage, palissage, division et nettoyage compris.
Bon à savoir : cette plante fait un excellent brise-vue. Assez haute et assez dense à maturité pour former un véritable écran végétal, on l'installe en haie libre, en rideau le long d'une clôture ou palissée sur un support, de quoi se soustraire au regard des voisins. Contrairement à une palissade, ce mur vivant donne de l'ombre et rafraîchit l'air alentour en été.
Chez toi, ce n'est pas pareil. Dis-moi ta commune et je te dis quand semer bignone — et je te le rappelle le moment venu.
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La floraison a lieu de juillet à septembre. Ses fleurs sont de couleur orange-rouge.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
La taille se pratique de février à mars. Taillez hors période de gel.
Je t'écris le lundi : ce qu'il y a à faire chez toi, en fonction de ta terre et du temps qu'il fait. Rien d'autre.
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