
Elaeagnus × ebbingei
La valeur sûre de la haie brise-vue persistante : dense, rustique et résistante au sec. Deux tailles par an suffisent à la garder nette.
L'éléagnus de Ebbinge est un hybride horticole né du croisement de deux espèces asiatiques, devenu en quelques décennies l'arbuste de haie persistante le plus planté en France, et pour de bonnes raisons. Son feuillage coriace, vert luisant dessus et argenté au revers, reste impeccable toute l'année et forme un écran parfaitement opaque dès la deuxième ou troisième saison. Sa vraie surprise arrive en octobre : de minuscules fleurs blanc crème, invisibles depuis l'allée, embaument tout le jardin d'un parfum puissant rappelant le gardénia, à un moment où plus rien ne fleurit. Il fixe l'azote atmosphérique grâce à ses nodosités racinaires, ce qui explique sa capacité à prospérer en sol pauvre, calcaire, sableux ou battu par les embruns. Papy Potager le plante tous les 1,20 m pour une haie brise-vue et se contente de deux passages de taille, en mai et fin août.
A besoin de beaucoup de soleil (5-6 h par jour). Une exposition ensoleillée est idéale.
Peu exigeant en eau. Un arrosage par semaine suffit une fois bien installé.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
Bonne rusticité, supporte le gel (jusqu'à -18 °C).
Ce que donne cette plante quand l'été tape fort, et le temps qu'elle vous prendra dans l'année.
Voilà de quoi vous isoler des voisins sans monter de palissade : cette plante a la taille et la densité qu'il faut pour faire écran.
Éléagnus face aux étés qui chauffent : 4/5 face à la sécheresse et 4/5 face à la chaleur. La tolérance à la sécheresse dit la capacité à traverser un été sec sans arrosage, une fois la plante bien installée (deux à trois ans en place) : ce n'est pas la même chose que son besoin en eau au quotidien, une plante gourmande pouvant très bien se débrouiller seule une fois enracinée. La tolérance à la chaleur décrit, elle, le comportement pendant les pics à 35-40 °C.
Passé deux ou trois ans en place, elle se passe d'arrosage tout l'été. Seule une canicule qui s'installe sur plusieurs semaines justifie de sortir l'arrosoir.
Elle encaisse sans broncher les pics à 35-40 °C, à condition que ses racines ne cuisent pas dans un pot exposé en plein soleil.
Sur les deux tableaux, c'est une valeur sûre pour un jardin de ville exposé plein sud, où les murs renvoient la chaleur et où la terre sèche en quelques jours.
Côté charge de travail, l'entretien est noté 2/5. Tout l'entretien tient dans une taille légère ou un nettoyage annuel, généralement en sortie d'hiver. Cette note ne mesure pas la difficulté à réussir la culture, mais le temps qu'il faut y consacrer chaque année : taille, arrosage, traitements, tuteurage, palissage, division et nettoyage compris.
Bon à savoir : cette plante fait un excellent brise-vue. Assez haute et assez dense à maturité pour former un véritable écran végétal, on l'installe en haie libre, en rideau le long d'une clôture ou palissée sur un support, de quoi se soustraire au regard des voisins. Contrairement à une palissade, ce mur vivant donne de l'ombre et rafraîchit l'air alentour en été.
Chez toi, ce n'est pas pareil. Dis-moi ta commune et je te dis quand semer éléagnus — et je te le rappelle le moment venu.
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Éléagnus se plaît à côté de : laurier-tin, photinia, troène.




La floraison a lieu de septembre à novembre. Ses fleurs sont de couleur blanc-crème.
Très facile, idéal pour les jardiniers débutants. Pousse pratiquement tout seul avec un minimum de soins.
La taille se pratique de juin, septembre. Taillez hors période de gel.
Je t'écris le lundi : ce qu'il y a à faire chez toi, en fonction de ta terre et du temps qu'il fait. Rien d'autre.
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